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 Conférence de presse sur Le treizième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale

16/04/2015

 

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Son Altesse le Shaikh Abdalluh Ben Nasser Ben Khalifa Al-Thani, Président du conseil des ministres, ministre de l'intérieur et Président du Treizième Congrès de l'ONU pour la prévention du crime et la justice pénale et Monsieur Ban Ki-moon Secrétaire Générale de l'ONU ont tenu une conférence de presse hier, Dimanche 12/04/2015 en fin d'après-midi. 

A l'ouverture de la conférence, Monsieur le Président du conseil des Ministres a prononcé un mot dans lequel il a dit: je suis content de vous souhaiter la bienvenue à ce Treizième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale. Je suis content aussi d'exprimer l'entière satisfaction qu'a connu le congrès et les recommandations inclues dans la déclaration de Doha et qui ont réussi à le hisser au niveau des défis et des risques qui menacent tous les pays du monde du fait de l'accroissement du phénomène du crime et de ses graves effets sur la paix et la sécurité. Il ne fait point de doute que l'importance de la tenue de ce Congrès réside dans la mutation qu'a connue la société internationale durant la décennie passée et qui, corrélativement, a entrainé un changement dans la typologie et les formes du crime menaçant ainsi la paix et la sécurité des sociétés. Parmi ses crimes il y a, en premier lieu, les crimes de corruption, le terrorisme, le crime organisé aussi bien au niveau nationale que transnational. 

Le Premier Ministre a ajouté : Ce congrès a vu une parfaite concordance entre les pays, les organisations de la société civile et les autres participants sur la nécessité de la concrétisation des objectifs du congrès. Ceci est prouvé à travers l'engagement de tous, dans un esprit de responsabilité, à œuvrer en faveur de la prévention du crime sous toutes ses formes, en plus de la poursuite des délinquants et à l'instauration de la justice pénale, aussi bien sur le plan national qu'international.
Une importance particulière fut accordée, lors des débats du congrès, aux mesures et aux outils efficaces dans la prévention du crime et l'instauration de la justice pénale dont, en premier lieu : la promotion et la consolidation des règles d'une justice pénale correcte et efficiente tant au niveau judiciaire ou de la police qu'à celui législative ou institutionnel ou autre comme les institutions carcérales. 

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Je signale ici que la déclaration de Doha constituera un portail vers l'avenir pour la lutte contre le crime et sera une méthode pour notre travail commun pour les cinq années à venir ou même après. Cette déclaration fait apparaitre clairement l'unanimité des participants au congrès sur la consolidation du règne du droit, la protection des droits de l'homme, l'intégration de la question des jeunes et des enfants dans le champ du règne du droit, l'intensification de la coopération internationale pour la prévention du crime, l'instauration de la justice pénale, l'affirmation de l'importance de l'intégration de la prévention du crime et l'instauration de la justice pénale aux objectifs du développement pour l'après 2015-2030 vu l'interdépendance entre la prévention du crime, la justice et le développement durable. La déclaration a insisté sur la nécessité de ventiler la culture du droit et l'approbation de son application au niveau national et international. 

En guise de conclusion, j'espère vivement que les recommandations contenues dans de cette déclaration de Doha soient mises en application par tous les Etats pour le plus grand bien de nos intérêts communs et des aspirations de nos peuples à la stabilité, à la paix, la justice, le développement et la prévalence des droits de l'homme. Le Qatar ne ménagera aucun effort afin de réaliser cela le long de son mandat à la tête du congrès. 

De son coté, Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'organisation des Nations Unies, a remercié son altesse le Shaikh Tamim Ben Hamed Al-Thani, Emir du pays et a remercié aussi le gouvernement qatari pour avoir généreusement hébergé le congrès. En outre, le haut responsable onusien a loué la sagesse de l'Etat du Qatar et son soutien indéfectible aux efforts de l'ONU. 

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Et d'ajouter que: la déclaration de Doha est une déclaration réalisable du fait qu'elle est concise et pratique. Il signale qu'il est impératif pour l'avenir de mettre cette déclaration en application. 

Il a évoqué les discussions qu'il a eues avec Monsieur le Premier Ministre et qui ont porté sur plusieurs questions dont, naturellement, le terrorisme et le crime transfrontalier, en affirmant à cet égard que l'organisation de l'Etat islamique (Daech) est d'un extrémisme radical et qu'il faudrait bien endiguer sa progression. Le Secrétaire Générale de l'ONU a fait allusion au dialogue qu'organisera l'ONU, au courant de ce mois, sur 'la tolérance, la culture du dialogue et la coexistence'. Il poursuit en affirmant qu'il soumettra à l'ONU un plan concernant les femmes, les enfants et toutes les couches sociales marginalisées.
Selon le responsable onusien, ce qui se passe actuellement en Iraq est une atteinte aux droits de l'homme perpétrée par des milices extrémistes. Il appelle le gouvernement iraquien à protéger les civiles et à consacrer la prévalence du droit, en particulier dans les zones reconquises des mains des groupes extrémistes en notant qu'il faudrait bien mener une enquête à propos des exactions commises par toutes les parties. 

Le gouvernement du Kurdistan iraquien, dit-t-il, coopère avec l'ONU pour appuyer les efforts de secours aux populations après la déportation de plusieurs millions d'iraquiens.
S'agissant de la question yéménite, Monsieur Ban Ki-moon a dit qu'il s'était fermement opposé à l'hégémonie des houthistes sur les commandes du pouvoir par la force. Il a fait état de son inquiétude sur les victimes civiles et sur la dévastation des infrastructures. Il a insisté en disant que la crise yéménite actuelle ne devrait, en aucun cas, dégénérer en guerre civile.
Il a soutenu que les négociations constituent la meilleure voie pour aboutir à une solution au différend en cours et que, de fait, les parties en conflit doivent travailler avec l'envoyé du Secrétaire Général Monsieur Jamal Oumar pour secourir le peuple du Yémen en résolvant ce conflit destructeur. 

A propos de la bande de Gaza, le responsable onusien a dit toute son inquiétude sur ce qu'endure la population de Gaza comme crises et a remercié le gouvernement du Qatar pour l'aide qu'il n'a de cesse consenti à Gaza. Il dit que des atteintes graves aux droits de l'homme se perpètrent sur le territoire palestinien doivent être rapidement arrêtées. Pour lui la solution du problème palestinien consiste à créer un Etat palestinien côte à côte avec Israël.
En outre, Monsieur le Secrétaire Général de l'ONU a loué la concordance de points de vue sur la déclaration de Doha qui sera transmise à l'assemblée générale de l'ONU qui l'adoptera par consensus ce qui lui donnera un élan politique au niveau international et facilitera son application à travers la coopération entre les Etats membres; cela permettra aussi la redynamisation du développement, de la paix du règne du droit. 

A propos de la question du Yémen je vous confirme que ce pays vit une crise humanitaire très profonde et que les conditions de sécurité rendent difficile l'accès de l'aide humanitaire à ceux qui en ont le plus besoin. Pour cela nous coopérons avec la Croix Rouge international pour leur faire parvenir les médicaments. Je les exhorte à rejeter la violence et à reprendre le dialogue. J'apprécie aussi, à leur juste valeur, les efforts que déploient les pays du Golf en vue de faire parvenir l'aide au peuple yéménite. 

Parlant de l'Alliance au Yémen, Monsieur le Premier Ministre a dit que l'alliance présentement en cours au Yémen est, en partie, motivée par les menaces que faisait peser la situation yéménite sur la sécurité des pays du conseil de coopération des pays du Golf en plus de la violation par le Président déchu de la légalité régissant le conseil du golf. Cependant, a-t-il dit, le but des pays du Golf et de leurs alliés n'est autre que le rétablissement de la légalité au Yémen. 

Sur cette dernière question, le Secrétaire Général de l'ONU a dit : nous avons travaillé avec les dirigeants des pays du conseil du Golf et nous avons envoyé un émissaire onusien pour tenter de former un gouvernement d'union nationale. Mais la dégénérescence de la situation, du fait de l'hégémonie militaire des houthistes, à pousser les pays du conseil du golf à l'action militaire tant entendu que cette action militaire est venue sur la demande expresse du Président légitime du Yémen d'où l'importance de l'arrêt des hostilités et de la reprise du dialogue.