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Poursuite de l'atelier sur la lutte contre la traite des êtres humains et l’immigration illégale
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| 20/04/2015 |
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L’Atelier du Fonds de Développement des Nations Unies pour l’aide aux victimes de la traite des êtres humains a poursuivi ses travaux pour la deuxième journée consécutive pour discuter des obstacles rencontrés par les Etats membres dans la lutte contre la traite des personnes et l’immigration illégale ainsi que les expériences des Etats dans les opérations de lutte contre les réseaux de traite des êtres humains et les obstacles auxquels ils sont confrontés sans oublier les moyens utilisés par les Nations Unies pour leur venir en aide. C’est dans ce cadre que M. Ponte Mellion, chef de l’Unité de la traite des êtres humains et de l'immigration illégale au ministère américain pour la Sécurité nationale a fait remarquer que le crime de la traite des êtres humains et de l’immigration illégale fait partie des crimes transfrontaliers qui, pour être combattus, nécessitent la conjugaison des efforts de tous les pays sous forme d’alliances internationales et d’une coopération des services secrets, d’un renforcement des capacités internationales à faire face à ce crime. Quant à nous qui sommes la plus grande commission d’enquête sur ce crime aux États-Unis nous sommes bien indiqués pour constituer des alliances internationales à même de faire face à ce crime, en particulier avec la République du Mexique, où, au cours de la dernière année seulement, nous avons effectué plus de mille enquêtes relatives à ce crime.
Il a ajouté que les crimes de la traite des êtres humains ont un caractère international et que les passeurs s’appuient sur des réseaux dispersés partout dans le monde pour exploiter les immigrants. En effet, le passage des êtres humains est un moyen pour commettre beaucoup de crimes dont la falsification des documents officiels, le blanchiment d'argent, les enlèvements, la traite des êtres humains, la menace de la sécurité publique et autres crimes liés à ce crime transfrontalier. Il a également indiqué que le Gouvernement de la République du Mexique fait partie de leurs alliés dans la lutte contre ce crime grâce à leur coopération étroite pour empêcher le flux d'immigrants illégaux aux États-Unis. Dans ce contexte, nous avons participé à des enquêtes approfondies qui ont impliqué de nombreux réseaux de contrebande qui font passer clandestinement des personnes entre les deux pays et nous nous sommes concentrés particulièrement sur la lutte contre le trafic des enfants et des femmes et des catégories vulnérables.
Nous avons également, dans le cadre de notre coopération avec le gouvernement du Mexique, mis en place, l'année dernière, un groupe de travail de renseignements sur la lutte contre la traite et le passage des êtres humains à travers un réseau de renseignements sur les organisations et les réseaux impliqués dans la traite des êtres humains et la traduction en justice où parmi les 1 200 passeurs qui ont été arrêtés, plus de 800 ont été condamnés et le reste des accusés sont toujours sous enquête.
Il a souligné que les opérations de passage s’intensifient toujours contre les immigrés en particulier dans les zones frontalières entre les Etats. Il y a une augmentation des activités des bandes organisées dans ce domaine et qui font souffrir les immigrés physiquement au point que de nombreuses familles d'immigrants font recours à la police américaine pour sauver leurs familles des griffes de ces gangs. Le problème se pose toujours. Aussi, les rançons réclamées par ces gangs sont si élevées en raison du chantage exercé sur les immigrés car il n’est pas rare de les voir changer le taux d’un millier de dollars par personne à cinq mille dollars, par exemple. Ce sont des gangs très organisés. Ils ont un chef, un chargé d'affaires, un guide, des chauffeurs, un personnel, des lieux de résidence, un vendeur de documents falsifiés. De plus, ils sont armés jusqu’aux dents et ils exploitent les immigrants dans des actes illégaux qui peuvent aller jusqu'aux actes terroristes portant atteinte à la sécurité de l'Etat et exposant ses citoyens au risque.
De son côté, Mme Alsrad Kohn Sarthe Présidente du Groupe spécial d'enquête sur la traite des personnes, des enfants et membre au Bureau du Procureur général de la République du Mexique a dit que le crime de traite des êtres humains s’est propagé à travers le monde et que cette propagation reflète ce qui se passe dans le monde de violations des libertés fondamentales. Force est de constater, poursuit-elle, que ce crime est particulièrement dangereux pour l’homme et pour la société dans laquelle il vit et, partant, pour le monde entier, surtout après qu’un tel crime est devenu transnational. Il ne se limite pas à une communauté spécifique, mais se déplace d'une communauté à une autre et s’infiltre par les frontières des États. Son danger est exacerbé par les conséquences sociales économiques qui en découlent.
Elle a ajouté que le Mexique a fait des progrès dans sa lutte contre la traite des êtres humains et l'immigration illégale après avoir ratifié le protocole de prévention, de répression et de punition de la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants, appelé le Protocole de la traite des êtres humains ou le Protocole des Nations Unies pour la lutte contre la traite des êtres humains pour la lutte contre le crime transnational organisé. Quant à l’autre, il s’agit du protocole de la lutte contre le passage des immigrants par terre, air et mer, adopté par les Nations Unies. Nous avons également promulgué un grand nombre de lois sur les droits des victimes à la suite de la traite des êtres humains et l’immigration illégale. Aussi, la traite des personnes bénéficie –t- elle d’un intérêt partout dans le monde. Le phénomène a évolué et le nombre des gangs et des réseaux qui font les opérations de passage de personnes ne cesse de se multiplier ce qui augmente leur activité. C’est ce qui nous a fait concentrer sur les crimes de trafic de drogue, du chantage et de l'exploitation sexuelle et donc nous coopérons avec le gouvernement des États-Unis dans ce domaine.
Elle a expliqué que la communauté internationale a besoin de développer de façon urgente une stratégie et un plan d'action pour lutter contre l'immigration illégale, renforcer les cadres de protection des enfants et des mineurs et affronter les passeurs. Il s’agit là d’une approche basée sur les droits humains et l’intégrité des enfants des deux sexes. En effet, il y a des enfants à l'âge de neuf qui se trouvent coincés chez les passeurs après avoir perdu leurs familles, notant que la coopération entre nous et le côté américain a été couronnée de succès dans cet aspect en raison des liens étroits entre nous. Cette coopération nous a permis d'arrêter la plupart des réseaux des passeurs et de fournir protection et assistance aux victimes.
Mme Sprasby Simbel, Chef de l'Unité de l'immigration et des réfugiés au HCR de l'ONU a déclaré que 2014 a vu un grand nombre de réfugiés au niveau mondial dont le nombre a dépassé celui des réfugiés dans la Seconde Guerre mondiale, et ils restent dans un état de déplacement permanent alors nos attentes pour ce monde ne sont pas bonnes dans la mesure où il y a des guerres et des conflits dans de nombreux pays.
Elle a souligné que le véritable remède pour affronter les gangs de traite et d’immigration illégale à travers le monde consiste en l'élaboration de conventions internationales visant à interdire, prévenir et protéger le monde contre de tels crimes et la responsabilisation des États qui n’empêchent pas ces crimes, en indiquant qu'à l'heure actuelle la communauté est confrontée au problème du trafic des enfants en dehors de leur pays, qui fait partie de la traite êtres humains.
Dans son intervention, le représentant de l'État du Qatar, le brigadier Abdullah Saqr Al Muhannadi, directeur des Droits de l’Homme au ministère qatari de l'Intérieur s’est appesanti sur les efforts déployés par le ministère de l'Intérieur pour lutter contre la traite des êtres humains, en faisant remarquer que l'État du Qatar a accompagné la première phase de la mise en œuvre des exigences de la stratégie nationale de lutte contre la traite des êtres humains, dont les bases ont été jetées par le comité chargé de l’étude des étapes directrices pour lutter contre la traite des êtres humains, comité qui a été formé en 2003 et qui comprend des représentants des organismes concernés de l’Etat dont le ministère de l'Intérieur lequel est considéré comme le produit d'un intérêt national, gouvernemental et populaire pour faire face à ce type de crimes qui appartiennent aux crimes organisés mondiaux et transfrontaliers. Il s’agit d’un intérêt qui montre l’appui, la solidarité et l'alignement de l’Etat avec l’effort international et régional pour affronter le problème avec les exigences de la consolidation de la coopération internationale pénale sur ce plan et pour des raisons humanitaires, morales et religieuses rendant obligatoire la lutte contre la traite des êtres humains considérée comme un affront à la dignité humaine, une violation flagrante des droits de l'homme ainsi qu’une forme d'esclavage dans notre temps.
Il a ajouté que la période qui s’est déroulée depuis la mise en place de ce comité jusqu'à présent était pleine de réalisations juridiques, sécuritaires, sociales et de sensibilisation, une période où la Loi 15 Loi de 2011 sur la traite des humains occupe une place avancée. De même que le ministère de l'Intérieur a fait une contribution aussi grande que riche dans le cadre de ces réalisations en tant que représentant de la première ligne face aux crimes de traite des êtres humains.
Il a souligné que les services de sécurité du ministère Qatari de l’Intérieur s’acquittent de leur responsabilité qui consiste à maintenir la sécurité et l'ordre public, à prévenir, contrôler et détecter les crimes de traite des êtres humains dans le cadre des missions de contrôle administratifs et judiciaire pour affronter les crimes de tout genre ainsi que l'échange d'informations et l'assistance des services de sécurité dans les pays de la région pour contrôler et poursuivre les auteurs de crimes de traite des êtres humains en tant que crimes organisés et transnationaux.
Il a indiqué l'engagement des services de sécurité dans le contexte de la lutte contre les crimes de traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants pour faire face à ces groupes non pas comme une violation des lois de résidence, mais comme victimes d'actes de traite en plus de la présentation de la protection contre toute menace ou tentative d’exposition à un danger potentiel par les trafiquants.
Il a expliqué que le plus important que l’on puisse évoquer dans l'œuvre du ministère et qui soit pertinent au sujet de la traite des êtres humains, il y a plusieurs choses dont la contribution aux travaux préparatoires de la promulgation de la loi portant interdiction du recrutement, d’emploi et d'implication des enfants dans les courses de chameaux, le fait que la Direction des Droits de l'homme et des Affaires juridiques a fait des commentaires et des observations sur le projet de loi organisant la main d’œuvre domestique et sa présentation de ses vues et de ses observations au cours des réunions de révisions de la loi arabe inspiratrice pour lutter contre la traite des êtres humains et sa mise à jour à la lumière des développements et des évolutions juridiques.
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